Le p'tit journal de

''L'île aux enfants d'Haïti''

Mars 2013

MOT DE LA PRESIDENTE


Voilà 4 ans que je n'y avais pas remis les pieds, 4 ans sans revoir ces p'tites têtes de fripouille, 4 ans sans avoir senti l'odeur du feu de bois, du charbon…

Quand je suis arrivée à l'orphelinat, une impression de l'avoir quitté il n'y a que quelques mois, pas de grands changements à priori et pourtant !

Dans ce journal je vais vous parler de tous ces changements, petits ou grands, des améliorations mais aussi les futures priorités à donner.

Toutes ces évolutions sont dues à une grande participation de différentes associations, la nôtre bien entendu, mais seuls, nous ne pourrions y arriver !

UN GRAND MERCI A TOUS : associations françaises et ONG étrangères. Merci à tous nos donateurs et partenaires Merci à tous les haïtiens sur place, grâce à qui nos projets se réalisent.


LES CHANGEMENTS ET AMELIORATIONS

Les enfants handicapés sont pris en charge par 3 hommes très motivés, attentionnés à l'égard de ces corps fragiles. Une salle leur est réservée, pour ceux qui connaissent : l'ancien bâtiment de «Terre des hommes», au fond de la cour. Belair, Stevenson et Réginald assurent les soins quotidiens et les «p'tits bobos». Des séances de rééducation dans une bonne ambiance sur un fond de musique haïtienne. Les bains thérapeutiques continuent grâce à la rénovation du bateau de l'orphelinat. «L'ajoupa» l'abri qui les accueille pendant ces bains a été rénové. Nouvelles tôles, peinture, achats de chaises, drap de bains et vaisselle.

Les anciens locaux ont été rénovés : carrelage, peinture, encadrements des fenêtres et portes.

Grâce au nouveau bâtiment pour les enfants handicapés la répartition des pièces et l'agencement des lieux sont plus appropriés pour accueillir tous les enfants d'âge différent.

La cour est surveillée, un gardien est présent toute la journée, ce qui permet moins de va et vient des employés et des «badauds». De plus, les enfants de l'orphelinat sont eux aussi contrôlés : pas de sorties hors de la cour sans raisons précises !

Sœur Flora est épaulée par 2 haïtiens, anciens jeunes de l'orphelinat : Anthony dit « Toto» et Huguette. Anthony assure la logistique et réparation du matériel, il organise l'arrivée des ONG et le planning des ouvriers haïtiens. Huguette s'occupe de la partie administrative de l'orphelinat : salaires, achats, contrats, etc... A eux 2, ils essayent de remettre de l'ordre, ils ont de l'autorité !

Les repas ont été améliorés et les quantités revues à la hausse pour les enfants handicapés qui sont pour beaucoup des adolescents voire des adultes ! Une cuisinière est arrivée en plus des deux en poste. Les volontaires sur place peuvent goûter à la vraie cuisine haïtienne.

Grâce aux consignes de nettoyage (dues au choléra) et aussi à l'amélioration des locaux (carrelage) l'hygiène des lieux est nettement plus surveillée. Les enfants et le personnel aussi sont vigilants.

Les jardins de l'orphelinat dont s'occupe Nseau le jardinier, produisent de quoi manger ! Pas assez bien entendu pour être totalement autonome mais assez pour améliorer le quotidien : Poivron, piment, tomate, aubergine, betterave, salade, banane, noix de coco, citron, mangue et papaye.


LES POINTS A AMELIORER

La prise en charge des enfants scolarisés (environ 15 enfants de 4 à 12 ans) est quasi inexistante ! Normalement 2 personnes devraient être embauchées pour s'occuper d'eux, pour les préparer à aller à l'école, faire les devoirs, organiser des activités extra scolaire, les aider à ranger leur chambre, leurs habits, etc… Ces enfants sont dans la cour mais sans personne qui soit responsable d'eux.

Les jeunes (environ 15 jeunes de 13 à 20 ans) scolarisés, la plupart à la ville des Cayes dans des collèges et des lycées sont eux aussi trop livrés à eux-mêmes. Bien que très motivés pendant les vacances, à travailler dans les différents chantiers de rénovation de l'orphelinat (maçonnerie, peinture), ils participent peu à la vie quotidienne de l'orphelinat. Il est difficile pour eux de trouver leur place dans une maison qui accueille 60 enfants de 6 mois à 20 ans !

Ces jeunes sont pris en charge par Christine et Huguette pour les jeunes filles et les jeunes garçons par Anthony.


Célline                                               .


  

Chacun a déjà pu lire ces quelques mots dans notre petite presse, mais qu'avons-nous fait depuis tout ce temps ?

Il nous a fallu collecter des données (débit et salinité des sources), chercher des solutions fiables, résister à la facilité, pour présenter un projet qui doit aboutir. Puis nous avons trouvé des partenaires financiers.

Voilà le challenge que nous devions réaliser.

Après deux années de labeur l'association a signé son bon de commande pour les deux premières bornes Bio UV que nous

installerons à île à vache fin mars début avril.


Nous avons fait la moitié du chemin, la phase d'essai est en route. Les bornes Bio UV fournissent de l'eau potable pour les biberons, de l'eau potable pour les malades, de l'eau potable pour tous.


Merci à tous ces anonymes, ils se reconnaîtront. La collaboration entre les associations est une des clefs de la réussite.

 

  

*************************************************

Récit de Yoann, de Saint-Brieuc,

volontaire à l'orphelinat


Je suis parti 8 mois en Haïti par le biais de l'association avec Anthony (De déc. 2011 a août 2012)

Ile à vache est un petit bout de paradis à 1h de l'île d'Haïti et de la ville des Cayes. Les gens y sont conviviaux et chaleureux malgré le manque d'infrastructures (routes, éclairages, eau potable, travail fixe…).


A notre arrivée à l'orphelinat beaucoup de travail nous attendait. Les premières semaines ont été consacrées au rangement des dépôts et à l'entretien : parc batterie, groupe électrogène, éolienne, électricité…


Tous les matins à 6h en alternance avec Anthony, on s'occupait des enfants avant qu'ils aillent à l'école (la douche, l'habillement, le petit déjeuner). Puis devoirs, jeux, sorties à la mer rythmaient leur après midi.


Un week-end, nous sommes partis camper avec tous les enfants à «Cayes à l'eau», un îlot de 1 km carré. Un moment inoubliable pour nous comme pour eux, le sourire et le bonheur des enfants en disent tant !

Nous avons beaucoup travaillé à l'intendance : gérer, transporter, trier, inventorier de tout. Des dons de nourriture ou des matériaux destinés aux agrandissements, à l'amélioration de l'orphelinat ou à des projets pour le bourg de l'île «madame-Bernard».


Un très beau voyage humanitaire à l'île à vache dans l'orphelinat St François où j'ai passé de très bons moments, tant avec les enfants, les jeunes, le personnel et sœur Flora.

Sœur Flora fait un travail remarquable pour ces jeunes orphelins, mais aussi pour l'île entière ou elle prodigue ses soins à population.

Cette petite île, si pauvre,  est vraiment magnifique : soleil et bonne humeur étaient au rendez vous  chaque matin. De belles rencontres avec les habitants qui malgré leurs difficultés restent positifs et accueillants.

Un remerciement plus particulier à Anthony qui m'a soutenu et accompagné durant mon voyage. Il m'a fait découvrir son pays, sa culture et sa famille.

Yoann           .

A l'heure où nous écrivons ce journal, Yoann est  reparti à l'île à vache …

  

Autre collaboration, autre projet.

La maison des volontaires


L'île aux enfants d'HAITI avait lancé l'idée de construire une maison pour les volontaires à l'île à vache. Cette maison destinée à recevoir pour des périodes plus ou moins longues des formateurs, des professeurs, des animateurs pour les enfants, enfin des bénévoles au service de la cause.

Eh bien, oui !

Les travaux ont débuté en décembre. Là aussi la collaboration avec d'autres associations a fonctionné ce ne fut pas simple mais tous ont relevé le défi. Des jeunes des CFA de la région Loire Atlantique se relaieront  à partir de mars par période de quinze jours à l'île à vache pour construire cette maison et former des jeunes haïtiens.

Cette maison sera accessible à toutes les associations internationales œuvrant sur l'ile. Elle sera gérée par un salarié local (encore une création d'emploi) chacun devant s'acquitter d'un prix de journée. Le Rotary-Club assure le financement de l'opération.


Après les légumes du potager nous allons passer au champ. Nous allons profiter du départ des jeunes vers l'île à vache pour leur confier une mission : transporter des plans des pommes de terre. Quarante kilos seront plantés en plein champ pour un essai


Nous allons voir si cette culture peut aider à tendre vers l'auto suffisance, nous allons attendre avec une certaine impatience que les fanes commencent à sortir de terre.

Suite en juin après la récolte…

Qu'avons-nous fait de votre argent ?


Les fonds récoltés en cette année 2012 ont été réinvestis à hauteur de 90.000€ sur ile à vache. Trois gros postes ont mobilisé notre intervention :

Je vous remercie tous pour votre aide. Continuez à nous soutenir, d'autres projets sont avancés et leur réussite ne dépend que de vous.

  

L'eau c'est la vie